Choc culturel: le syndrome du retour

Le retour du volontaire dans son pays

Le retour, c’est comme un départ, mais dans l’autre sens !

Vous rentrez d'une mission de longue durée content et en pleine forme ? Mais attention, car vous pourriez bien à avoir à subir un deuxième choc culturel. Sachez-le, le retour peut parfois être aussi difficile que le départ. Le stress, qui se manifeste durant la période d’ajustement suivant le retour à la maison, peut être surprenant car on prend pour acquis le fait que la maison est un environnement familier. Si vous êtes parti pour une longue durée (plusieurs mois), il est aussi probable que vous devrez inévitablement effectuer des formalités administratives tant dans votre pays d’accueil, avant le départ qu’en Belgique, à votre arrivée.

Le syndrome du retour

Le syndrome du retour (ou Re-Entry Syndrome - RES), également qualifié de «contre-choc culturel», est une réponse psychologique vécue par de nombreuses personnes qui retournent chez elles après avoir vécu et travaillé quelque temps dans une autre culture. Cette situation résulte du stress émotionnel ressenti lorsque vous devez vous réadapter à votre propre culture. Après une période d’euphorie initiale, de nombreux volontaires qui reviennent ressentent des sentiments d’isolement, d’égarement. Vous pouvez penser que personne ne comprend réellement ce que vous avez vécu et, ce qui est pire, que les gens s’en désintéressent. Avoir vécu à l’étranger plusieurs mois peut aussi affecter votre opinion sur votre propre culture, voire sur les valeurs et le mode de vie de votre entourage. Vous pouvez aussi sentir que les amis ou le style d’existence que vous avez laissés vous manquent. Enfin, vous pouvez vous sentir déconnecté de votre lieu de résidence actuel, parce que la situation ayant évolué en votre absence, vous ne vous sentez plus appartenir à ce milieu. Si vous vous reconnaissez dans ces quelques lignes, ne paniquez pas. Sachez qu’un expatrié sur deux estime que son retour a été plutôt difficile (selon une étude menée par le CLONG Volontariat avec IPSOS en 2004).

Lutter contre le syndrome du retour

  • D’abord, la prise de conscience

Ne pensez pas que cela n’arrive qu’aux autres : si ce n’est pas le cas pour tous, plusieurs d’entre vous vivront cependant difficilement leur retour, se sentant isolés, parfois un peu perdus.

  • L’accompagnement au retour/le debriefing

A votre retour, nous vous invitons à venir nous rendre visite pour un debriefing à propos de votre expérience. Ne négliez pas cette occasion qui peut être une occasion pour partager votre expérience.

  • Acceptez que vous avez changé

Acceptez le fait que votre expérience en tant que volontaire vous a changé. Tentez de trouver des personnes qui ont vécu des expériences semblables. Contactez-nous pour connaitre les adresses de nos volontaires. Réalisez aussi que vous avez acquis de nouvelles compétences et de nouvelles connaissances : sachez les mettre à profit.

  • Renouez avec votre monde

S’informer sur ce qui a pu se passer pendant votre absence est important, vous pourrez trouver utile de feuilleter les vieux journaux ou de discuter avec vos amis. Aidez les personnes de votre entourage à vous comprendre : on vous demandera de parler de votre expérience (parfois trop tôt) ; acceptez ces invitations, elles sont l’occasion de promouvoir les causes pour lesquelles vous avez travaillé. Ce sont aussi des temps d’échange avec un public souvent curieux et intéressé par votre expérience, avec lequel vous pourrez partager un peu de votre vécu, de vos idées, de vos interrogations aussi parfois.

De même, votre journal local sera souvent ravi d’avoir un article sur l’expérience à l’étranger d’un de ses lecteurs - une bonne occasion pour vous de revenir sur votre vie en mission pour mieux la faire comprendre autour de vous.

  • Les réseaux des "anciens" : un vrai appui

 Au SVI, tous les volontaires sont invités au week-end de rentrée regroupant tous nos volontaires. Après votre projet, il vous est possible de rejoindre les membres actifs de l'association pour faire grandir le SVI ensembleLe SVI organise régulièrement des activités de loisirs entre futurs et anciens volontaires. Ces activités vous permettront de rencontrer des volontaires qui ont vécu ou vont vivre les mêmes expériences que vous. Désormais, vous faites partie de la famille SVI et pouvez participer à des groupes de travail thématique, à la formation des futurs volontaires... 

  • Evitez les excès

Évitez de dépasser les limites dans l’auto-réconfort : alcool, drogue ou nourriture. Evitez aussi les décisions à l’emporte-pièce, comme, par exemple, partir sur un nouveau projet sans prendre le temps de la réflexion.

  • Mais aussi...

Ne sautez pas trop vite  sur un nouveau job ou de nouvelles études, si vous pouvez attendre un peu. Il faut en effet reconnaître que vous avez besoin de temps pour récupérer et vous remettre, mentalement et physiquement. Ce temps de repos, loin d’être superflu, peut vous aider à mieux peser vos choix et vos décisions. (source: www.clong-volontariat.org/)

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