Découvrir et lutter contre nos stéréotypes et préjugés

Posted on 2013-12-04 15:09:55 by Pierre De Hanscutter Speak Reader sur SVI


On a tous des préjugés

 

Partir sur un projet de volontariat international, ce n'est pas seulement effectuer un travail bénévole. C'est aussi vivre au sein d'une communauté de volontaires locaux et internationaux. Cette expérience de vie commune est une occasion unique de découvrir nos propres préjugés et stéréotypes pour pouvoir ensuite lutter et se libérer de ces idées toutes faites.

 

Les préjugés et les stéréotypes

Partir sur un projet de volontariat international signifie vivre avec des volontaires locaux et internationaux, donc avec des personnes dont la culture diffère de la nôtre. Cette expérience est une occasion unique de confronter clichés, stéréotypes et préjugés que nous avons tous par rapport à la réalité.  Mais que sont-ils réellement ? Les stéréotypes sont des croyances ou des idées formées par un groupe à propos d’un autre groupe. En d’autres mots, c’est un ensemble de caractéristique qui résume un groupe. Les préjugés, quant à eux, sont des attitudes ou jugements, souvent négatifs, que nous formons à propos d’une autre personne ou d’un autre peuple que nous ne connaissons pas. 

Les stéréotypes et les préjugés nous sont inculqués lors de notre « socialisation », c’est un processus au cours duquel nous apprenons et intériorisons les normes de notre société et de notre culture. Ils sont donc très difficiles à modifier ou à supprimer car ce sont des idées préconçues et partagées par les membres d’un même groupe. Lorsqu’on est confronté à une situation où la réalité ne correspond pas à nos idées préconçues, il nous est alors plus simple de modifier notre interprétation de la réalité plutôt que de changer nos idées. C’est là que nous tombons dans les stéréotypes et les préjugés. 

Les stéréotypes diffèrent d’un pays à l’autre mais ont tous un point commun : le jugement hâtif, orienté positivement ou négativement à l’égard d’un groupe. Ce sont des a priori que l’on attribue aux autres et qui les enferment dans une généralisation abusive. Ces jugements sont véhiculés par notre éducation, les médias et la société. Malgré la promotion de la diversité et l’encouragement à la tolérance, les stéréotypes nationaux subsistent et pas seulement en Europe. Ainsi on peut entendre que les Noirs africains sont des sauvages, les Français ne se lavent pas, les Arabes sont des terroristes, les Portugais font le ménage, les Russes sont portés sur la bouteille, les Belges ne se nourrissent qu'avec des frites ou que les Français sont râleurs. Par ailleurs, nous avons également des auto-stéréotypes : c’est l’image que l’on peut avoir de soi-même et de sa nationalité, qui diffère d’ailleurs bien souvent de l’image que les autres pays peuvent avoir de nous.

Nous sommes donc tous « responsables », « victimes » et « utilisateurs » des stéréotypes. Ainsi, à l’étranger on aura tendance à s’identifier à nos coutumes et à accentuer ainsi la différence culturelle à travers des phrases du type : « chez nous, on fait comme ça… » ou « ils sont de telle ou telle façon, eux ». De même que vos hôtes pourront avoir recours à leurs propres stéréotypes par rapport à votre nationalité.

Même s’ils sont généralement perçus de manière négative, les psychologues les considèrent comme importants dans la vie de tous les jours. En effet, ces « raccourcis mentaux » présents chez chacun de nous, nous permettent d’avoir une idée ou « carte mentale » des personnes que nous ne connaissons pas. Les stéréotypes sont dangereux à partir du moment où l’on s’y fie trop souvent et qu’on ne les révise pas au fur et à mesure que notre connaissance des personnes et des cultures s’améliore.

Il est donc important, lorsque vous partirez à la découverte d’autres cultures, de ne jamais cesser de réviser vos idées préconçues et d’affiner continuellement votre perception des autres. Cela vous permettra également de comprendre les autres modes de pensée et ainsi de résoudre les conflits de manière objective.

 

Vidéo sur les stéréotypes

La vidéo ci-dessus nous a été offerte par l'association française AFIC, nous vous conseillons vivement de la regarder attentivement avant de partir.

Pour toute information complémentaire sur ce documentaire, vous pouvez contacter  l'AFIC : contact@afic-info.org , téléphone : + 33 1.40.37.59.09

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