Choc culturel : le syndrome du retour

Posted on 2012-07-18 11:55:55 by Nadia Speak Reader sur SVI

 

Le retour, c’est comme un départ, mais dans l’autre sens !

Vous rentrez d'une mission longue durée content et en pleine forme ? Attention, vous pourriez bien à avoir à subir un deuxième choc culturel !  Le stress qui se manifeste durant la période d’ajustement suivant le retour à la maison peut être surprenant car on prend pour acquis que la maison est un environnement familier. Si vous êtes parti pour une longue durée (plusieurs mois), il est aussi probable que vous devrez inévitablement effectuer des formalités administratives tant dans votre pays d’accueil qu’en Belgique.

L'administratif du volontaire long terme

Si vous partez plus de 6 mois, renseignez-vous sur tous les aspects administratifs avant votre départ en mission. En effet, il faut se demander, à chaque fois que vous entreprenez une démarche pour votre départ : « Et quand je reviendrai, que dois-je faire ? ».

Quelques conseils : avant votre retour, pensez à vous désinscrire de tout registre à l’étranger (immatriculation consulaire, banques, abonnements téléphoniques, etc). Dans la mesure du possible, essayez de planifier votre avenir à votre retour, à votre éventuelle réinsertion professionnelle ainsi qu’à la problématique du logement.

De retour, vous devrez vous réinscrire (si vous vous êtes désinscrit) auprès de la commune où vous résiderez principalement. Il faudra alors vous interroger sur votre situation et vos droits en matière de protection sociale. Il est primordial également de faire le point sur votre situation au regard de l’assurance maladie ou encore du chômage.

N'hésitez pas à demander les conseils de votre ambassade nationale dans votre pays d'accueil: ils sont là pour ça !!!

Le syndrome du retour

Le syndrome du retour (ou Re-Entry Syndrome - RES), également qualifié de « contre-choc culturel », est une réponse psychologique vécue par de nombreuses personnes qui retournent chez elles après avoir vécu et travaillé quelque temps dans une autre culture. Cette situation résulte du stress émotionnel ressenti lorsque vous devez vous réadapter à votre propre culture. Après une période d’euphorie initiale, de nombreux volontaires qui reviennent ressentent des sentiments d’isolement, d’égarement. Vous pouvez penser que personne ne comprend réellement ce que vous avez vécu et, ce qui est pire, que les gens s’en désintéressent. Avoir vécu à l’étranger plusieurs mois peut aussi affecter votre opinion sur votre propre culture, voire sur les valeurs et le mode de vie de votre entourage. Vous pouvez aussi sentir que les amis ou le style d’existence que vous avez laissés vous manquent. Enfin, vous pouvez vous sentir déconnecté de votre lieu de résidence actuel, parce que la situation ayant évolué en votre absence, vous ne vous sentez plus appartenir à ce milieu. Si vous vous reconnaissez dans ces quelques lignes, pas de panique ! Sachez qu’un expatrié sur deux estime que son retour a été plutôt difficile (selon une étude menée par le CLONG Volontariat avec IPSOS en 2004).

Lutter contre le syndrome du retour

D’abord, la prise de conscience

Ne pensez pas que cela n’arrive qu’aux autres : si ce n’est pas le cas pour tous, plusieurs d’entre vous vivront cependant difficilement leur retour, se sentant isolés, parfois un peu perdus.

L’accompagnement au retour/le debriefing

A votre retour, nous vous invitons à venir nous rendre visite pour un debriefing à propos de votre expérience. Ne négliez pas cette occasion qui peut être une occasion pour partager votre expérience.


Acceptez que vous avez changé

Acceptez le fait que votre expérience en tant que volontaire vous a changé. Tentez de trouvez des personnes qui ont vécu des expériences semblables. Contactez-nous pour connaitre les adresses de nos volontaires ! Réalisez aussi que vous avez acquis de nouvelles compétences et de nouvelles connaissances : sachez les mettre à profit (par exemple en les ajoutant sur votre CV).

Renouez avec votre monde


S’informer sur ce qui a pu se passer pendant votre absence est important, vous pourrez trouver utile de feuilleter les vieux journaux ou de discuter avec vos amis. Aidez les personnes de votre entourage à vous comprendre : on vous demandera de parler de votre expérience ; acceptez ces invitations, elles sont l’occasion de promouvoir les causes pour lesquelles vous avez travaillé. Ce sont aussi des temps d’échange avec un public souvent curieux et intéressé par votre expérience, avec lequel vous pourrez partager un peu de votre vécu, de vos idées, de vos interrogations aussi parfois.

De même, votre journal local sera souvent ravi d’avoir un article sur l’expérience à l’étranger d’un de ses lecteurs - une bonne occasion pour vous de revenir sur votre vie en mission pour mieux la faire comprendre autour de vous.


Les réseaux des ‘anciens’ : un vrai appui

Le SVI organise régulièrement des activités de loisirs entre futurs et anciens volontaires. Ces activités vous permettront de rencontrer des volontaires qui ont vécu les mêmes choses que vous.


Evitez les excès


Évitez de dépasser les limites dans l’auto-réconfort : alcool, drogues ou nourriture. Tout cela va bien un court moment, mais les conséquences peuvent être lourdes à porter. Evitez aussi les décisions à l’emporte-pièce, comme, par exemple, partir sur un nouveau projet sans prendre le temps de la réflexion.


Mais aussi...

Ne sautez pas trop vite  sur un nouveau job ou de nouvelles études si vous pouvez attendre un peu. Il faut en effet reconnaître que vous avez besoin de temps pour récupérer et vous remettre, mentalement et physiquement. Ce temps de repos, loin d’être superflu, peut vous aider à mieux peser vos choix et vos décisions. (source: www.clong-volontariat.org/)

Pour plus d'infos :

http://www.ac.wwu.edu/~culture/sussman.htm (en anglais) http://www.aidworkers.net/?q=advice/after_you_finish (en anglais) http://www.careersunited.org/incl/return.asp?Lang=5 (en anglais) http://www.expatriation.com
http://www.linkcity.be/fr/expatriation
http://www.france-expatries.com
http://www.vivrealetranger.com
http://www.mfe.org

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