Service Volontaire International - Climate Activism in the Caribbean

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Drapeau de Saint-Vincent-et-les GrenadinesSaint-Vincent-et-les Grenadines: Climate Activism in the Caribbean
Date: Project Permanent
Code de projet: VC--Climate Change Program 204AUTO-EXT
Type de projet: Projet agricole,Projet educatif,Projet environnemental
Frais de participation au projet: 3800 USD
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Descriptions :

A propos de l'organisation locale

Notre partenaire local est un organisme de recherche et de formation à but non lucratif fondé en 2002 et situé dans la région de Chateaubelair à Saint-Vincent-et-les-Grenadines. En formant des personnes originaires de Saint-Vincent ainsi que d’autres régions du monde, notre partenaire local vise à renforcer les capacités, les connaissances et la confiance de ses volontaires. 

Les effets du changement climatique touchent déjà les petites nations insulaires, et les populations les plus vulnérables en subissent les conséquences de manière disproportionnée. C’est dans ce contexte que ce projet de volontariat a été lancé. Un groupe d’enseignants et de volontaires collabore avec de nombreux habitants de Saint-Vincent afin de préparer l’île et ses communautés aux impacts du changement climatique.

Les volontaires participent activement à la préparation des populations caribéennes face aux risques liés au réchauffement climatique à travers des activités de recherche, la conception et la mise en œuvre de projets dans les villages voisins, des actions de sensibilisation et un engagement concret sur le terrain.

Présentation du programme

Le changement climatique frappe de plein fouet les pays les plus vulnérables. La petite nation insulaire de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, située dans la mer des Caraïbes, est l'un des pays les moins développés économiquement de la région. Son histoire est marquée par le passage régulier d'ouragans et de catastrophes naturelles, dont les conséquences sont aggravées par le réchauffement climatique.

Le 1er juillet 2024, l'ouragan Beryl, de catégorie 4, a dévasté une partie de l'archipel, en particulier les îles Grenadines comme Union, Mayreau et Canouan. Sur l'île d'Union, 90 % des bâtiments ont été gravement endommagés ou détruits, et la reconstruction est toujours en cours.

C'est dans ce contexte d'urgence que ce programme d'activisme climatique prend tout son sens. Il offre un cadre global pour comprendre les enjeux climatiques et forme les volontaires à des solutions concrètes et éprouvées pour aider les communautés à s'adapter.

Les volontaires étudieront en profondeur le réchauffement climatique, la durabilité et la protection de l'environnement, avant de passer à l'action sur le terrain.


Déroulement du programme sur 6 mois : 

Premier mois -- comprendre le changement climatique et la durabilité environnementale : 

  • Les volontaires participent à des activités d’étude et de recherche afin d’approfondir leur compréhension du réchauffement climatique, du changement climatique, de la durabilité et de l’agriculture écologique. Ils analysent et discutent des solutions possibles pour garantir la sécurité alimentaire, l’accès à l’eau et à l’énergie, tout en renforçant la protection de l’environnement.


Deuxième mois  -- projets pratiques et apprentissage au sein du centre climatique du programme : 

  • L’apprentissage se fait par la pratique : préparation et mise en œuvre de projets sur le lieu du programme, pouvant inclure l’extension de la production maraîchère et d’élevage, l’augmentation de la capacité de la pépinière ou encore le développement de systèmes de récupération d’eau de pluie. Cette période permet également d’approfondir les connaissances en agriculture écologique et en mobilisation communautaire des volontaires. Les compétences acquises sont ensuite mises en application au sein des communautés locales.


Troisième et quatrième mois -- mise en pratique au sein des communautés locales : 

  • Les volontaires mènent des actions en faveur d’un avenir plus durable : interventions dans les écoles, plantations d’arbres, accompagnement de familles pour développer une production alimentaire plus saine, promotion de l’agriculture écologique ou organisation d’actions de nettoyage des plages, des rivières et des espaces communautaires. Cette phase implique une immersion dans un contexte culturel différent, ce qui permet de favoriser la création de liens avec les habitants et l’acquisition d’une perspective élargie. Les volontaires développent de nouvelles compétences et acquièrent une expérience concrète tout en contribuant à des initiatives locales.


Cinquième et sixième mois -- consolidation et partage d'expérience : 

  • Les deux derniers mois sont consacrés à la consolidation de l’expérience acquise. En équipe, les volontaires mènent des réflexions approfondies et mettent en œuvre des projets personnels. L’accent est mis sur la manière de raconter leur parcours et de transmettre leur message en tant qu’« ambassadeurs du climat ». Les volontaires créent des supports d’information (vidéos, affiches, expositions photos) afin de partager leurs apprentissages ainsi que les témoignages des communautés rencontrées. Des interventions dans les écoles et les organisations locales sont également prévues pour toucher un public élargi. Cette période constitue enfin un temps de réflexion sur l’impact généré et sur les prochaines étapes de leur parcours personnel.


Le programme repose sur un équilibre : 1/3 d'études théoriques et 2/3 de pratique. L'objectif est de donner aux volontaires les outils pour mobiliser les habitants et les impliquer activement dans la mise en place de solutions durables, comme la création de leur propre jardin en permaculture.

A propos du logement sur place

Les volontaires sont logés sur le lieu du projet dans des chambres simples pour deux personnes. Le bâtiment dispose de cinq couloirs avec des sanitaires communs (un pour les femmes, un pour les hommes). Un oreiller est fourni, mais les participants doivent apporter leurs propres draps pour un lit simple. 

La vie en communauté est un pilier de l'expérience. Les volontaires partageront les responsabilités quotidiennes comme la préparation du pain et des confitures, le ménage, la cuisine pour le petit-déjeuner ou la vaisselle. C'est une vie simple, partagée, où chacun contribue au bien-être du groupe.

A propos de l'alimentation

Trois repas sont servis chaque jour : petit-déjeuner à 7h, déjeuner à 12h et dîner à 18h. Le dimanche, les horaires sont légèrement décalés.

Deux cuisiniers préparent le déjeuner et le dîner, tandis que le petit-déjeuner est assuré à tour de rôle par les équipes de volontaires. Des options végétariennes et végétaliennes sont disponibles. Les volontaires auront également accès à de nombreux fruits tropicaux entre les repas. Pour les occasions spéciales et les anniversaires, des gâteaux sont préparés pour célébrer ensemble.

Localisation du projet

Saint-Vincent-et-les-Grenadines (SVG), également connu sous les noms autochtones « Hairouna » ou « Yurumein », est un État insulaire situé au sud de la mer des Caraïbes. Le pays compte environ 110 000 habitants et se compose d’une île principale, Saint-Vincent, ainsi que de 31 îles et îlots appelés les Grenadines, dont neuf sont habités.

Malgré sa petite taille, SVG possède une histoire marquante. Les peuples caribéens ont résisté pendant près de deux siècles aux tentatives de colonisation française et britannique, faisant de l’île l’un des derniers territoires caribéens à être colonisés. Au fil du temps, des esclaves africains échappés de naufrages ou des îles voisines ont rejoint les populations locales. Le métissage qui en a résulté a donné naissance au peuple garifuna, également appelé « Black Caribs ».

La Grande-Bretagne prend officiellement le contrôle du territoire en 1719 et le pays accède à l’indépendance en 1979.
Aujourd’hui, l’économie repose en grande partie sur l’agriculture, le tourisme et les importations. Environ la moitié de la population vit en zone rurale et près d’un quart travaille dans le secteur agricole. Toutefois, la population agricole vieillit et peu de jeunes s’orientent vers ce domaine. Le pays importe une grande partie de son alimentation, ce qui fragilise son autonomie économique.

Sur le plan énergétique, SVG dépend majoritairement des combustibles fossiles importés (environ 90 % du mix énergétique), complétés par l’hydroélectricité et une contribution croissante du solaire. Trois centrales hydroélectriques sont en activité et pourraient couvrir jusqu’à 20 % des besoins en énergie renouvelable grâce à des investissements supplémentaires. Le pays dispose également d’un fort potentiel en géothermie, solaire et éolien. Des installations photovoltaïques ont été mises en place sur plusieurs bâtiments publics, et un projet de centrale géothermique vise à renforcer l’indépendance énergétique.

Cependant, SVG est l’un des pays les plus exposés aux catastrophes naturelles à l’échelle mondiale. Situé dans la ceinture des ouragans de l’Atlantique, le pays subit régulièrement des tempêtes tropicales, des inondations et des glissements de terrain. Le changement climatique accentue ces phénomènes : augmentation de l’intensité des ouragans, élévation du niveau de la mer, érosion côtière et perturbation des régimes de précipitations. Ces impacts concernent directement une grande partie de la population, notamment les communautés côtières et agricoles.

Au cours de la dernière décennie, plusieurs événements climatiques majeurs ont fortement touché le pays. En décembre 2013, des pluies extrêmes ont détruit routes, ponts et habitations, privant des milliers de personnes d’accès à l’eau potable et laissant de nombreuses familles sans logement.

Le pays est globalement paisible, bien que le trafic de drogue ait entraîné une hausse de certains indicateurs de criminalité. Notre organisation partenaire met en place des mesures de sécurité adaptées, incluant un encadrement structuré et des consignes claires communiquées à chaque volontaire à son arrivée.

A propos des activités de loisirs possibles

Le projet se déroule dans un environnement naturel préservé, propice aux promenades et aux randonnées. La mer se trouve à environ cinq minutes à pied, ce qui permet de pratiquer facilement la baignade, la plongée avec tuba ou encore certaines activités nautiques appréciées localement, comme les sauts depuis les rochers, dans des zones adaptées.

Un terrain de football et de volleyball est accessible pour les activités sportives. Les personnes intéressées peuvent également entreprendre l’ascension du volcan La Soufrière en une journée, accompagnées d’un guide local expérimenté.

La ville de Chateaubelair, située à une vingtaine de minutes en voiture, dispose de petits commerces et de restaurants proposant une cuisine locale simple. Elle offre aussi un aperçu de la vie quotidienne dans cette partie de l’île.

Les chutes de la Baleine sont accessibles en bateau, tandis que les chutes de Dark View peuvent être rejointes à pied. D’autres sites naturels de la région permettent de découvrir la diversité des paysages.

Des excursions d’une journée à Kingstown sont régulièrement organisées en minibus ou en taxi. La capitale abrite notamment un jardin botanique historique ainsi que plusieurs lieux culturels et administratifs d’intérêt.

Exigences

Aucune compétence technique particulière n'est requise pour participer.

Les volontaires doivent cependant avoir au moins 18 ans, être en bonne santé et faire preuve d'une réelle volonté de s'intégrer au travail et à la vie collective du programme. Les participants qui réussissent le mieux sont ceux qui font preuve de motivation et apprécient le travail en équipe. 

Notre partenaire applique une politique de tolérance zéro concernant la consommation d'alcool et de drogues pendant toute la durée du programme. Une tenue correcte est également attendue lors des interactions avec le public.

L'échange interculturel étant au cœur du projet, les volontaires œuvreront quotidiennement avec des personnes du monde entier et de Saint-Vincent. En tant qu’ambassadeurs de leurs pays respectifs, les volontaires sont invités à respecter les coutumes locales ainsi que les règles établies, afin de garantir leur sécurité et de favoriser leur bonne intégration.

Informations supplémentaires sur le projet

Le projet débute en mars, en août ou en novembre et s’étend sur une durée de six mois.

Les frais de participation s’élèvent à 3 800 USD pour l’ensemble du programme. Ce montant couvre les dépenses de base pendant les six mois sur le site du projet, notamment l’hébergement en chambre partagée, trois repas par jour ainsi que les coûts liés aux activités collectives (supports pédagogiques, matériel, transports locaux et fournitures nécessaires au programme).

(Note: Vous êtes logé(e) par notre partenaire local pendant le projet. Au cas où vous arrivez avant le debut du projet, vous pourrez réserver une chambre ici.)

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