Une expérience unique de conservation des tortues marines
Lucie Persoons partage son expérience unique de volontariat au sein du projet de conservation des tortues marines Loggerhead au Cap-Vert. Elle raconte ses patrouilles nocturnes sur les plages, la collecte de données scientifiques et la protection des nids, offrant un aperçu privilégié de la vie et des défis de ces créatures emblématiques.
“Je voulais être utile, aider des animaux que les humains ont blessés et mis en danger.
J’ai fait beaucoup de recherches sur le Cap-Vert pour savoir si c’était un pays sûr et pour connaître les vaccins nécessaires. Je n’ai eu aucune surprise en arrivant sur place : je savais comment les choses allaient se passer et les informations reçues correspondaient parfaitement à la réalité. J’ai fait un visa électronique, un passeport et une dose du vaccin pour l’hépatite A. Je conseille de prendre avec soi des médicaments pour faciliter la digestion. Mes proches étaient très impressionnés et fiers que je réalise ce projet, ils m’ont toujours encouragée à chaque étape.
Nous travaillions de nuit, ce qui nous laissait la journée libre pour nous reposer ou faire des activités comme dormir, surfer, regarder des films ou jouer à des jeux de société. Nous avions un meeting à 20 heures avant le départ de la première équipe sur la plage. Cette équipe travaillait jusqu’à 1h30, puis la seconde prenait le relais jusqu’à 7 ou 8 heures. Le travail consistait à patrouiller sur les plages et à récolter des données sur les tortues : analyser leurs traces, localiser les nids, mesurer les tortues, etc. Nous étions entre 5 et 10 volontaires, avec des salariés.
Le projet correspondait parfaitement à la description, même si c’était un peu plus fatigant que ce à quoi je m’attendais. La sécurité n’était pas un problème : nous n’étions jamais seuls pendant les patrouilles et je ne me suis jamais sentie en insécurité. L’ambiance était incroyable, tout le monde était accueillant et bienveillant. Il y avait parfois quelques conflits, mais je n’y ai jamais été confrontée.
Nous dormions six jours par semaine en tente sur la plage et une nuit dans un appartement en ville. Il y avait internet sur le camp, mais pas dans l’appartement. Sur le camp, nous avions des toilettes et des “douches” sous forme de seaux d’eau froide, avec deux seaux par semaine. À l’appartement, il y avait une douche classique. L’anti-moustique est indispensable, et une moustiquaire peut être très utile.
Pour notre jour de repos, nous pouvions aller à l’appartement à pied (environ 40 minutes), en taxi ou être conduits par quelqu’un du projet. Les volontaires venaient de différents pays, et les langues principales étaient l’anglais et le portugais. Je me suis adaptée très rapidement. La nourriture était un peu plus compliquée pour moi, même si trois repas par jour étaient fournis pendant les jours de travail.
Cette expérience m’a apporté une plus grande confiance en moi et m’a permis d’améliorer mon anglais.
Je conseille de prendre une moustiquaire, car les moustiques sont très présents sur le camp et peuvent empêcher de dormir.
Je recommande ce projet à 100 %. C’est la meilleure expérience de ma vie. J’ai appris énormément de choses, aussi bien sur les tortues que sur moi-même et sur la vie en communauté. J’ai fait des rencontres inoubliables et le sentiment d’utilité était incroyable.
J’ai trouvé l’accompagnement impeccable. Je me suis sentie soutenue pendant toute la préparation et durant le projet. Pour moi, tout était parfait.”





