Au cœur de la Slovénie : le projet éducatif de Sarah

Posted by: joy mouton Category: Non classé 4 Post Date: 2020-10-15

Au cœur de la Slovénie : le projet éducatif de Sarah

Sarah, âgée de 26 ans, a décidé de quitter la Belgique pour se lancer dans un projet de volontariat proposé par le dispositif du Corps Européen de Solidarité (CES). Elle souhaitait découvrir de nouveaux horizons et sortir de sa zone de confort, c’est ce qu’elle a réalisé en partant pendant près d’un an à Škofja Loka afin de soutenir et apporter son aide à des enfants, ados et jeunes adultes. Ayant déjà eu une expérience avec les enfants, ce projet était fait pour elle ! De retour en Belgique avec des souvenirs plein la tête, elle nous partage son expérience, ainsi que quelques clichés qui ne peuvent que nous dépayser … D’ailleurs, merci à elle de nous avoir envoyé ces magnifiques photos ! 

Peux-tu décrire en quelques lignes ta structure d’accueil et son projet ?

C’est une organisation basée à Škofja Loka en Slovénie qui se concentre sur le travail avec les enfants, adolescents et jeunes adultes. J’étais dans un centre pour jeunes de 10 à 15 ans appelé BLOK. C’est un espace afin de les sensibiliser sur des thématiques liées à la santé, à leur orientation professionnelle, mais surtout, c’est un espace de convivialité, d’expression artistique et manuelle où la porte est toujours ouverte à tous. J’étais également volontaire dans un autre centre appelé PUM où les jeunes sont en situation de décrochage scolaire, et avec toute l’équipe présente, nous les sensibilisions sur différentes thématiques qui de près ou de loin, pourraient les intéresser.

Comment s’est passée ton intégration au sein du pays, de l’association et/ou avec les autres volontaires ?

J’ai été très bien encadrée par une équipe de mentors et coordinateurs dès le début. Nous avons été invités à participer à de nombreuses activités artistiques et sportives, et ce afin de nous inclure directement au sein de la communauté locale. De plus, nous avons été inclus dès le début au sein d’un autre projet de volontariat temporaire durant le mois d’août. Ce projet consistait à baliser un chemin pour les cyclistes en montagne. Ce fut une expérience enrichissante, nous avons aussi eu un team building et cela nous a permis d’être immergés dans l’atmosphère slovène. Tout au long de l’année, nous avons également pu rencontrer d’autres volontaires européens provenant de tout le pays.

Quelles sont les principales missions auxquelles tu as participé ?

J’étais dans deux centres, premièrement, au MDC (Mladinski Center) BLOK : j’étais animatrice dans ce centre pour les jeunes de 10 ans et plus. Mes missions étaient variées, je sensibilisais sur des sujets concernant la santé des jeunes, je les initiais à des ateliers d’expression artistique et également à un meilleur traitement de leurs émotions. Mais principalement, je passais du temps avec eux en jouant à des jeux dans une ambiance conviviale. Deuxièmement, j’étais volontaire au PUM : j’étais mentor et animatrice dans ce centre thérapeutique pour les jeunes en situation socio-économique précaire et de décrochage scolaire. Je les initiais à la psychologie, aux mécanismes de communication ainsi qu’à tout autre sujet les concernant (de près ou de loin). J’étais également à leur écoute et présente en tant que soutien s’ils en ressentaient le besoin.

Comment se passaient les relations avec ton/ta tuteur/tutrice ?

Je n’ai pas vraiment eu de tuteur attitré, mais j’étais entourée par un coordinateur ainsi que par mon directeur au sein du centre BLOK. Tout se passait pour le mieux avec eux. Ils étaient à l’écoute et attentifs à mes besoins. Je savais que si j’avais le moindre problème, je pouvais compter sur eux. De plus, notre coordinateur (car ils s’occupaient de tous les autres volontaires également) mettait un point d’honneur à nous intégrer à la communauté slovène ainsi qu’à toutes activités susceptibles de nous intéresser en Slovénie.

Ton niveau de langue s’est-il amélioré ?

Si on se focalise essentiellement sur mon anglais (parce que le slovène, ce n’est vraiment pas terrible je dois l’admettre), il s’est considérablement amélioré. Je ne pensais pas être capable de gérer des groupes d’enfants, d’adultes ainsi que des ateliers de « A à Z » en anglais, et pourtant ça a été le cas. Également à l’écrit, ce n’est plus un problème pour moi de me faire comprendre clairement. Je remarque que je peux switcher d’une langue à une autre très facilement, parfois même sans m’en rendre compte.

Que peux-tu dire au niveau de la communication au sein de ton équipe ?

Si on fait référence à l’équipe de volontaires, je me suis sentie très intégrée et soutenue par les autres. Nous étions à l’écoute les uns des autres, nous avons traversé ensemble les mêmes difficultés, mais nous arrivions à les surmonter. Nous avons également passé de très bons moments, ce qui fait de cette expérience une période incroyable de ma vie. Si on se focalise maintenant sur les mentors, coordinateurs et directeurs des associations slovènes, tout se passait pour le mieux. S’il y avait le moindre problème, je savais qu’ils étaient toujours ouverts à la discussion.

Quelles sont les compétences que tu as acquises durant ton projet de volontariat ?

J’ai amélioré mon anglais, tant à l’oral qu’à l’écrit, et j’ai appris à être persévérante en travaillant quasiment à temps plein au sein d’un centre pour la jeunesse.

Une anecdote à nous raconter ?

Au sein de notre appartement (que je partageais avec 2 volontaires), nous avions un chauffage au bois. Dès lors, nous avons dû attendre la livraison du bois (ce que je n’avais encore jamais fait auparavant). Tous les volontaires étaient présents ainsi qu’une bonne partie de l’équipe encadrante. Nous avons dû lancer, une par une, les bûches à l’intérieur de la cour de notre immeuble, comme de véritables bûcherons. Ce fut un chouette moment et une grande première pour moi. Mais en vrai, il y a tant d’autres anecdotes qui mériteraient d’être contées (comme l’ascension de la montagne Grintovec, dormir 2 fois à la belle étoile en Croatie avec toute l’équipe de volontaires, qu’à la Saint Nicolas, c’est un autre délire, il y a Satan et ses démons et l’un d’eux m’a même fait un câlin …)

3 points positifs sur ton expérience ?

1) La chance d’être dans un pays verdoyant et montagneux. Cela m’a permis d’être époustouflée par la beauté de la Slovénie (même en allant bêtement faire mes courses).

2) Être entourée de personnes vraiment géniales (les autres volontaires ou l’équipe encadrante). J’ai partagé des moments forts et même si parfois le quotidien était dur, je ne n’étais jamais seule face à mes problèmes.

3) Je découvre que j’ai toujours aimé être avec des jeunes (plus des jeunes adultes en fait). Dès lors, je peux partager mes connaissances, mais également endosser un rôle de mentor (ce qui se rapproche de ce que j’aimais déjà faire lorsque j’étais en Belgique). 

3 points négatifs sur ton expérience ?

1) Parfois au sein de mon centre BLOK, je ne pouvais pas véritablement partager toute l’étendue de mes connaissances, car les enfants étaient trop jeunes pour me comprendre (contrairement à PUM).

2) La barrière de la langue. Le slovène est une langue qui pour moi est extrêmement compliquée à apprendre. Les interactions avec les pré-ados et ados étaient plutôt compliquées.

3) Toujours lié à la langue, parfois les gens avec qui je travaillais ne faisaient pas attention, parlaient entre eux en slovène et cela m’excluait de la conversation.

Alors, toi aussi ça te tente de partir sur un projet de volontariat avec le Corps Européen de Solidarité ? Si tu as entre 18 et 30 ans et que tu résides en France ou en Belgique, fais comme Sarah, saisis cette opportunité ! L’avantage ? La Commission Européenne finance ton projet afin que l’aspect financier ne soit pas un frein au volontariat !

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