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Mots français empruntés à la langue russe

Posted by: Maëva Tévanée Category: Non classé 0 Post Date: 2021-02-20

Mots français empruntés à la langue russe

La langue russe foisonne de mots qui prennent leurs origines dans des langues européennes. Il n’est pas rare de croiser des mots d’origine néerlandaise, italienne ou allemande dans la langue de Pouchkine. En effet, lors de plusieurs voyages sur le Vieux Continent, Pierre le Grand, accompagné de plusieurs dizaines d’hommes, s’est imprégné de la culture, de la technologie et des techniques européennes avant de les importer en Russie. C’est pourquoi des mots néerlandais relatifs à la navigation et aux techniques de construction de navires ont par exemple été adaptés en russe. 

Pour ce qui est de la langue française, ses apports à la langue russe sont eux aussi très nombreux. On notera par exemple l’existence des mots qui expriment des réalités du quotidien comme гардероб(« garderob » – garde-robe), тротуар(« trotouar » – trottoir), сувенир (« souvenir ») ou encore метро (« metro » – métro). D’autres mots relèvent quant à eux d’un événement historique et nous permettent d’observer des faits du passé dont les effets ont eu, dans les langues, des conséquences anecdotiques. C’est par exemple le cas du mot russe шерамыжник(« cheramyjnik »). Qu’est-ce que ce mot peut-il bien signifier et quelle est son origine ? Au début du XIXe siècle, l’armée française tente d’envahir la Russie tsariste. Les centaines de milliers d’hommes de Napoléon parviennent à mettre les Russes en déroute et investissent même Moscou qui a été abandonnée sous la contrainte par ses habitants. C’est une campagne qui, jusque-là, est couronnée de succès pour les forces françaises, mais c’était sans compter sur un adversaire très coriace : l’hiver. Les hommes de Napoléon sont pris de court par le froid et se voient obligés de rebrousser chemin lors d’une retraite chaotique après la bataille de la Bérézina (mot qui fera l’objet d’une analyse plus loin) où nombre d’entre eux trouvent la mort ou se perdent dans les immenses étendues russes. Les soldats ne retrouvant plus leurs frères d’armes sont réduits à mendier pour une bouchée de pain. Ils parcourent les villages russes en quête de nourriture et frappent aux portes des datchas pour quémander en commençant leurs phrases par « Cher ami,… ». Au fil du temps, les apparitions de soldats français devenant de plus en plus habituelles dans la campagne russe, les paysans ont commencé à les désigner par un terme reprenant ce début de phrase qu’ils affectionnaient tant : « Cher ami » et qui, par contraction, a donné le mot « cheramyjnik ». 

Si les apports de la langue française, qu’ils soient d’ordre pratique ou, comme on vient de le voir, anecdotique, sont très nombreux et, les mots russes empruntés par la langue de Molière sont quant à eux numériquement inférieurs. Cet article entreprend d’en faire une liste non exhaustive afin de donner un aperçu des échanges linguistiques qui ont eu lieu au fil du temps entre le russe et le français. 

водка (la vodka)

Commençons par le mot russe le plus connu de la langue française, j’ai nommé водка (la vodka). Véritable ambassadrice du pays des tsars, la vodka est une boisson alcoolisée connue dans le monde entier et, la Russie, d’où elle prendrait ses origines, est célèbre pour sa vodka de grande qualité. Cette eau-de-vie fabriquée à partir de blé ou de pomme de terre est dérivée du terme вода (« voda ») qui signifie « eau ». La vodka est donc le diminutif du terme « eau » et signifie littéralement « la petite eau », une petite eau qui, rappelons-le, ne doit pas se boire comme du petit lait. 

La vodka se boit dans des petits verres d’alcool appelés рюмки (« rioumki ») que l’on lève au ciel le bras tendu lors des grandes occasions afin de porter un toast. Entre chaque toast, les Russes apprécient quelques gourmandises salées. Cornichons, poissons séchés, caviar pour les plus aisés ou encore toasts recouverts de saumon ou de crudités en tous genres, il s’agit là des закуски (les zakouskis). « Zakouskis » est le pluriel de « zakouska » et il faut par conséquent parler, dans un français correct, d’une zakouska. Ce terme est composé de deux éléments, à savoir « za » qui signifie littéralement « pour » et « kousit’ » qui est un verbe russe signifiant mordre ou croquer. Une zakouska est donc un amuse-gueule, un hors-d’œuvre, qui permet, entre deux « rioumki » de vodka, de se mettre quelque chose sous la dent. 

Concluons le thème de l’alcool avec le mot d’origine russe suivant : быстро (« bystro » -vite). Quel rapport avec la boisson me direz-vous ? Hé bien cet adverbe russe aurait laissé pour héritage dans la langue française le mot « bistro », où, accoudés au comptoir, les clients peuvent s’enivrer de vodka en se délectant de zakouskis. Afin d’expliquer la présence de ce terme dans la langue française, il faut revenir à la guerre de 1812 entre la France de Napoléon et la Russie du tsar Alexandre Ier. Si le fait que les armées françaises ont bel et bien marché sur Moscou est très connu, le fait que les armées russes ont pourchassé les Français jusqu’en France pour finalement marcher sur Paris est moins célèbre. Pourtant, en mars 1814, Alexandre Ier entre dans la capitale française, un événement qui sonne le glas du règne de Napoléon Ier. Les soldats russes désireux de fêter la victoire de ce que l’on appelle en Russie « la guerre patriotique » se précipitent dans les cafés parisiens. La légende raconte qu’ils ordonnaient alors aux cafetiers de leur servir rapidement (быстро – bystro) quelques verres d’alcool avant que leurs supérieurs ne les voient, d’où l’apparition du mot bistro. Cependant, cette apparition dans la langue française n’est généralement reconnue que vers la moitié du XIXsiècle, soit bien des années plus tard, semant ainsi le doute quant à l’origine du mot bistro. Quoi qu’il en soit, l’anecdote a le mérite d’exister et de nous en apprendre un peu plus sur cette période de l’histoire.

 ура! « hourra ! »

Alors que l’armée russe fêtait sa victoire sur l’armée française, les soldats exprimaient leur joie à grands coups de « hourra ! » (en russe : ура!). En voilà une bien curieuse onomatopée. Terme utilisé afin d’exprimer la joie, le « hourra » était, il y a quelques siècles, un cri de ralliement des cosaques russes qui se préparaient à donner l’assaut sus à l’ennemi. Selon les versions, « hourra » serait, à l’origine, un mot qui permettait aux marins anglais de se saluer au XVIe siècle ou une manière de se donner du courage avant une bataille chez les peuples tatars des steppes de l’actuelle Mongolie. En effet, « urà » en tatar serait la forme impérative du verbe frapper, c’est-à-dire « frappe ! ». 

степь “steppe”

Mentionné quelques lignes plus haut, le mot steppe prend également ses origines dans la langue russe. La steppe désigne en français la plaine désertique de Russie, l’une des étendues prédominantes du pays qui se partage avec la taïga, une bonne partie du paysage du pays. La steppe (en russe : степь), serait, à l’origine, le nom d’un désert situé en Sibérie. Aujourd’hui, on utilise ce terme pour désigner un territoire recouvert par un certain type de formation végétale. Il faut aussi mentionner dans le même registre les mots taïga et toundra, tous deux d’origine russe, qui désignent également un type de formation végétale de Russie. 

гулаг “goulag”

À travers les différents paysages précédemment cités, se dressaient à l’époque soviétique, des camps où se retrouvaient les « ennemis du peuple » de l’URSS. Ces camps de travail forcé sont souvent désignés en français par le terme « goulag », un terme qui, en russe, ne désigne pourtant pas un camp de travail. En effet, le mot goulag (en russe : гулаг) est une contraction de trois mots. En Union soviétique, les autorités affectionnaient particulièrement les néologismes et goulag fait partie de ceux-ci. En l’occurrence, il s’agit de la combinaison des mots ГлавноеУправлениеЛагерей(Glavnoïe Oupravlienie Laguereï – G-Ou-Lag), c’est-à-dire l’Administration Principale des Camps. Le goulag était donc un organisme qui se chargeait de l’organisation des camps, ce terme ne désigne pas un camp au sens strict du terme. 

Dans ces camps se retrouvaient des personnes de tous les horizons et il n’était pas rare que des intellectuels de haut rang, des membres de l’ « intelligentsia » passent des années dans un camp de travail forcé. Ce terme, dérivé du latin intelligentia (compréhension) apparaît en Russie à la fin du XIXe siècle et désigne une mouvance intellectuelle réformatrice de la Russie tsariste. Il s’agissait d’une avant-garde intellectuelle qui se battait pour qu’un vent de réformes sociales et politiques souffle sur la Russie. De nos jours, la langue française utilise ce terme par extension afin de désigner l’ensemble des intellectuels d’un pays ou d’un groupe, par exemple : l’intelligentsia communiste ou l’intelligentsia libérale. 

царь “tsar”

Ces intellectuels désiraient réformer la Russie qui, à l’époque, était dirigée d’une main de fer par le tsar. Mais que signifie le mot tsar (en russe : царь) et d’où vient-il ? Si « tsar », parfois orthographié « czar » est bel et bien un mot russe désignant l’Empereur de Russie, son origine remonte à bien longtemps avant l’existence même du pays. En effet, le terme « tsar » est lui-même dérivé du mot « césar », empereurs romains successeurs à Jules César. Signifiant « souverain absolu », le terme tsar est donc une version russisée de césar.

совет “conseil”

Après la révolution de 1917, le tsar Nicolas II, le dernier au regard de l’histoire, est chassé de la capitale de l’époque, Saint-Pétersbourg. C’est après une guerre civile sanglante entre les Russes rouges (partisans du communisme) et les Russes blancs (partisans de la Russie tsariste) que les Rouges imposent leur contrôle sur toute la Russie qui devient, en 1924, l’Union soviétique. Mais que signifie le terme soviétique ? C’est un adjectif dérivé du mot совет (soviet) qui signifie en français « conseil ». À l’époque, en URSS, un « conseil » désignait un ensemble politique composé des prolétaires du peuple, à savoir, des paysans et des ouvriers, mais aussi des soldats. 

большевик “majoritaire”

Alors que la contestation grondait au sein du peuple russe, un personnage charismatique fait preuve d’énormément d’opportunisme et tente de s’approprier la révolution en marche afin de la placer sous le bastion rouge des communistes. Ce personnage, jusque-là exilé en Europe, débarque à Saint-Pétersbourg en 1917 et comprend rapidement qu’il peut se servir de la colère populaire pour s’immiscer dans les débats politiques qui animent la capitale russe. Lénine, de son vrai nom, Vladimir Oulianov, est le fondateur du Parti ouvrier social-démocrate de Russie créé une dizaine d’années plus tôt. Ce parti est composé d’une frange majoritaire appelée les bolchéviques et d’une frange minoritaire ; les menchéviques. Ces deux termes, issus de la langue russe, sont entrés au vu de la situation politique russe et de l’engouement qui s’en suivit pour le communisme en Europe, dans la langue française. Bolchévique (en russe : большевик) signifie « majoritaire ». La racine de l’adjectif большой – bolchoï (qui signifie « grand » et больше(« bolche »), comparatif signifiant « plus grand ») s’oppose à меньшевик (menchévique) où l’on retrouve le mot меньше (« menche »)qui signifie « plus petit ».

кремль “Kremlin”

Après la révolution de 1917, Lénine prend le pouvoir et s’installe au Kremlin dont il devient le nouveau maître. Kremlin (en russe : кремль) est associé à l’endroit où les élites politiques russes prennent des décisions, c’est en effet là que le président de la Fédération de Russie travaille. Cependant, il n’y a pas qu’un seul kremlin en Russie. De nombreuses villes disposent de leur kremlin, c’est par exemple le cas à Nijni Novgorod, à Kazan ou à Novgorod. Lorsque l’on désigne « le Kremlin », il s’agit donc bel et bien du Kremlin de Moscou, le plus célèbre. À l’origine, un kremlin est un ensemble de fortifications qui abritaient des organes décisionnels, militaires et religieux, c’est le cœur battant des anciennes villes russes. D’ailleurs, ce mot est dérivé du terme russe крепость (« krepost’ », la forteresse).

Aussi surprenant que cela puisse paraître, un kremlin abrite donc des lieux de cultes, des églises. Rien que dans celui de Moscou, les murs abritent plusieurs églises et cathédrales. Dans ces dernières, des icônes religieuses anciennes sont abritées et contemplées par le regard curieux des touristes. Une icône, mot issu du russe икона (« ikona ») est une peinture sur bois représentant une figure religieuse que les croyants vénèrent et transportent parfois sur eux en guise de protection divine. Le mot « ikona » prend lui-même ses racines dans le grec ancien εἰκόνια (eikonia) qui signifie « petites images ». En Russie, la peinture d’icônes est associée principalement à Andreï Roublev, un célèbre moine-peintre du XVe siècle. 

матрёшка “matriochka”

Toujours dans le domaine de l’art, la Russie est particulièrement célèbre pour ses petites poupées en bois délicatement peintes souvent appelées « poupées russes » ou « matriochka » (en russe : матрёшка). Ces poupées emboîtées, emblèmes de l’artisanat russe et souvenir prisé par les touristes, représentent une femme potelée, la tête enveloppée dans un foulard. L’origine du terme « matriochka » suscite de vifs débats et plusieurs versions sont mises en avant. Par exemple, d’aucuns disent qu’il s’agit d’une dérivation du prénom russe Matriona, une femme russe forte et emprunte de robustesse habitant à la campagne. D’autres avancent qu’il s’agit d’un mot composé, à savoir mat’ (la mère) et triochki (les trois). La matriochka serait donc une mère de trois enfants que l’on retrouve emboîtés à l’intérieur de la poupée principale. De manière très réaliste, on peut supposer que le mot matriochka est un dérivé de la « matriarche », la mère de famille. Quoi qu’il en soit, ces poupées sont inspirées de leur équivalent japonais qui représente les « Sept Divinités du Bonheur ». C’est un artisan russe du nom de Sergueï Malioutine qui, à la fin du XXe siècle, a créé les matriochka, les poupées russes. 

Pour vous procurer une matriochka, rien de plus simple. En Russie, elles inondent les étals des marchands de souvenirs, mais attention aux arnaques ! Si les poupées russes les plus imposantes et réalisées par des artisans de renom peuvent coûter les yeux de la tête dans les boutiques les plus luxueuses de Moscou, il est tout à fait possible de s’en procurer pour quelques centaines de roubles si l’on s’éloigne quelque peu des centres villes, mais certaines imitations produites à la chaîne de valent pas un kopeck ! D’ailleurs, qu’est-ce qu’un kopeck (en russe : копейка) ? Un kopeck est une subdivision du rouble (monnaie russe, biélorusse, moldave, etc.) ou de la hryvnia (monnaie ukrainienne). Un kopeck équivaut à un centième de rouble. En langue française, puisque le kopeck n’a pratiquement aucune valeur, on utilise les expressions « ne vaut pas un kopeck » et « ne pas avoir un kopeck » pour signifier respectivement « être sans valeur » et « être sans le sou ». 

мазут “mazout”

Outre les exportations de petites poupées en bois décoratives, la Russie s’illustre également dans l’exportation d’une tout autre matière, première cette fois-ci : le pétrole. L’un de ses dérivés, le mazout est d’ailleurs un mot qui prend ses origines dans la langue de Pouchkine (hé oui, le plus grand poète russe et l’exportation de pétrole dans le même paragraphe). À l’origine, le mot мазут (mazout), signifierait déchet ou résidu et le verbe russe мазать (mazat’) signifie d’ailleurs graisser, enduire. 

L’une des plus grandes exportations de la Russie et, auparavant, de l’Union soviétique est la kalachnikov. Si la prononciation très gutturale de ce mot rend tout à fait évident qu’il est d’origine russe, très peu savent que la kalachnikov est issue de l’imagination d’un ingénieur soviétique dont le nom était Mikhaïl Kalachnikov, c’est aussi simple que cela. Une statue en l’honneur de l’ingénieur soviétique et lieutenant-général russe a même été érigée à Moscou en 2017. 

En bref,

Il existe encore de nombreux termes d’origine russe que l’on utilise dans la langue française, c’est le cas notamment du mot шатёр (« chatior ») qui est, en architecture, une forme pyramidale donnée à des éléments de toiture ou encore du mot блини (« blini »), ces petites crêpes russes que la langue française a empruntées à la langue russe. Plus étonnant, le grand mammifère maintenant disparu, le mammouth est un emprunt à la langue russe (мамонт – « mamont »). Les derniers représentants de cette espèce animale ont d’ailleurs vécu dans le nord de la Sibérie vers 1700 ACN. Aussi, le terme shaman, parfois orthographié chaman, prêtre des civilisations orientales qui possèderaient des pouvoirs guérisseurs est un mot d’origine russe (шаман – « chaman ») qui désigne, comme en français, un prête-magicien. Le bélouga, un cétacé puissant à la peau blanche est également un emprunt du russe (белуга – « belouga »). 

Les trois derniers termes sont, quant à eux, plus intéressants d’un point de vue linguistique. D’abord, dans l’introduction de ce papier, était mentionnée la bataille de la Bérézina ou bataille de Borissov. Cette défaite de Napoléon face aux Russes sur les rives de la rivière Bérézina (en russe : Березина) dans l’actuel Bélarus a donné une expression fortement connue en français : « C’est la Bérézina ». En se référant à l’amer revers militaire napoléonien, cette expression est à présent utilisée pour exprimer une déroute complète, une situation critique à l’issue tragique. 

Ensuite, un autre terme emprunté au russe est samovar (en russe : самовар). Un samovar est une sorte de bouilloire de taille variable utilisée en Russie et dans de nombreux pays slaves ou de l’ex-URSS qui peut fonctionner à l’électricité, au charbon, au pétrole ou au charbon de bois. Il est doté d’un petit robinet par lequel l’on remplit sa tasse de thé. Souvent décoré, le samovar peut faire office de signe extérieur de richesse, plus le samovar est grand et décoré, voire recouvert d’or, plus la richesse de son propriétaire est évidente ! Le mot samovar est composé de deux mots russes, à savoir само(« samo » – seul) et варит (« varit » – qui chauffe/bout). Le samovar est donc, littéralement, un objet qui bout par lui-même. 

Attardons-nous pour finir sur un dernier petit mot. Si à la question « comment dit-on “oui” en russe ? » beaucoup sont capables de répondre « da », très peu savent comment dire « non ». Pourtant, le mot « non » est assez fréquemment utilisé en français puisqu’il s’agit de « niet » (en russe : нет). Afin d’exprimer un refus catégorique à une proposition, le francophone peut répondre « Alors ça, c’est niet ! ». 

Cette liste de mots russes ou d’origine russe utilisés dans la langue française est à présent terminée. Est-il possible d’en ajouter ? Да ! Est-elle exhaustive ? Нет ! N’hésitez pas à la partager avec vos proches et à nous faire vos propositions et d’ici là, до скорого(à bientôt !)

 

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