Témoignage : L’engagement d’Arthur. (3/3 : Ses projets sociaux en Nouvelle-Calédonie)

Posted by: Andine Fraisse Category: Engagement, France, Témoignages 2 Post Date: 11 octobre 2019

Témoignage : L’engagement d’Arthur. (3/3 : Ses projets sociaux en Nouvelle-Calédonie)

Arthur est rugbyman à plein temps à Argelès et dans son temps libre, il est bénévole dans une épicerie solidaire partenaire du SVI : Acacia. Il y a quelques semaines, nous avons eu la chance de le rencontrer dans les bureaux du SVI. En effet, il est devenu depuis peu Team Leader pour accompagner des groupes de jeunes sur des projets de volontariat international. Arthur a aussi de grands projets solidaires. Voici son histoire touchante, témoignant d’un grand engagement au travers de ses projets pour sa terre natale : La Nouvelle Calédonie. 

L’ENGAGEMENT, C’EST QUOI ?

“L’engagement, pour moi, c’est plus compliqué que ça en a l’air. L’engagement ça donne de l’espoir, de l’envie, mais c’est vraiment à prendre avec des pincettes. Dans la réalité, l’engagement change au cours de l’aventure. Tout peut arriver, on peut facilement se démotiver, mais il faut garder cette flamme allumée, se rappeler des raisons de notre engagement et de notre motivation. L’engagement c’est pas forcément un choix pour toute la vie, mais c’est un choix très important et c’est pour ça que c’est essentiel de rester motivé. Même quand c’est dur, quand c’est le soir et que tu te sens seul, même quand on est fatigué sur un projet parfois… Il te faut ce que j’appelle le « point d’attache » qui t’empêche de stagner, de subir la démotivation. Grâce à cet ancrage, tu te souviendras de ce qui te motive, et tu retrouveras ta flamme. C’est assez contradictoire comme image parce qu’en fait c’est cet ancrage qui te fera redémarrer.”

“Mon ancrage à moi, c’est mon petit frère, mes parents, et mes sœurs. Mon petit frère a toujours dit qu’il voulait faire mieux que moi, alors je veux mettre la barre haute ! Même si déjà il est meilleur que moi sur beaucoup de choses ! Inspirer mon petit frère, comme mon père m’inspirait, ça me motive plus que tout ! Et quand j’ai besoin de cet ancrage, je pense à ma famille qui est fière de moi et de ce que je fais !”

“Ces projets et mon engagement, cette flamme, je la tiens aussi de mes parents. Ça peut paraître typique de dire ça, mais c’est vrai ! Et j’en suis fier ! Je fais même un petit clin d’œil à ma mère qui m’a appris que la confiance ça se gagne petit a petit et qu’il faut la mériter et non pas la donner. Cela a m’a permis de faire très attention à mes fréquentations. J’ai aussi une pensée pour mon père, qui ne peut pas passer une journée sans faire une « bonne action ». Pour lui, aider les autres c’est ce qui rend heureux, c’est la clé du bonheur pour lui et pour sa famille. Même un petit geste, peut égayer la journée de la personne que tu aides, et même changer sa mentalité, ses stéréotypes, et sa vision du monde. “

ET POUR LA SUITE ?

Projet 1 en Nouvelle-Calédonie : Épicerie solidaire.


“Je veux donc ouvrir une épicerie solidaire, comme celle d’Acacia en Nouvelle Calédonie. Je sais que ça ne me rapportera pas d’argent, mais ça pourra apporter tellement plus que ça au peuple calédonien, qui, pour une bonne partie, n’ont pas les moyens de faire leurs courses comme « tout le monde ».”
 
Projet 2 en Nouvelle Calédonie : Un lieu de sport pour tous.tes


“J’ai une foi profonde et illimitée en les capacités de la jeunesse de mon pays. Avec les bonnes formations, on pourrait y trouver des champions de n’importe quelle discipline. Le problème en Nouvelle Calédonie c’est le suivi. En ce moment je suis en contact avec un ancien boxeur professionnel devenu professeur de boxe et avec lui on veut monter un projet de « remise dans le droit chemin » de jeunes « délinquants » au travers du sport. Pourtant, la jeunesse calédonienne ce n’est pas que des délinquants, ils ont tous du potentiel, du cœur, et de l’intelligence. Je veux donc créer une structure ouverte et à disposition pour tous les jeunes calédoniens, ou l’argent n’est pas une embûche pour venir s’entraîner, découvrir le sport, faire ressortir des capacités sportives et faire réaliser à ces jeunes qu’ils peuvent être doués, qu’ils peuvent suivre un chemin qui leur plait et qui les mènera loin. Je veux aussi promouvoir le sport auprès des calédoniens comme une alternative au choix « armée ou études » !


“Par la suite j’aimerai que mon centre serve de structure pour les mineurs qui ont commis une faute mais dont le gouvernement ne sait pas quoi faire, pour leur éviter les travaux d’intérêt généraux qui n’ont aucun impact, pour qu’ils puissent être canalisés, trouver une passion, et s’engager pour un sport, une structure, une association.

Et en long terme et c’est là que le SVI entre en jeu, je voudrais permettre à ces jeunes de partir en projet de volontariat, pour en faire des citoyens du monde, qu’ils sortent de chez eux, et voient qu’ils peuvent aussi aider les autres et faire preuve d’engagement partout dans le monde.”

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