Faut-il parler anglais pour partir ?

Langues & volontariat international

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Posted by: Nicolas Curri Category: Conseils, Nos projets de Volontariat Post Date: 21 novembre 2017

Faut-il parler anglais pour partir ?

On va tenter aujourd’hui de répondre à une question que se posent beaucoup de volontaires avant de se lancer dans la construction de leur projet de volontariat à l’étranger: dois-je maîtriser l’anglais pour m’engager sur un projet de volontariat à l’international? La réponse à cette question est sans doute plus nuancée qu’il n’y parait!

Dans le concept de “volontariat international”, il y a le mot… international 😉 Il est évident que l’anglais reste la langue la plus communément utilisée dans les échanges internationaux, si ce n’est peut-être en Amérique latine où l’espagnol prédomine largement. Alors avant de s’engager sur un projet à l’étranger, il est normal de se poser la question de savoir si on va pouvoir se faire comprendre sur le projet que l’on va rejoindre. Il est d’autant plus important de se la poser si vous souhaitez rejoindre un projet d’animation ou de soutien scolaire, pendant lesquels vous interagirez au quotidien avec des participants. Maintenant, est-ce qu’un niveau d’anglais rudimentaire doit vous freiner dans votre engagement? Pas nécessairement! On vous propose ci-dessous quelques pistes à explorer:

  • Décaler son départ: Pourquoi ne pas reporter votre départ sur le projet de quelques mois et profiter de cette période pour prendre des cours ou participer à des tables de discussion? Saisissez cette opportunité pour aller à la rencontre de personnes originaires du pays que vous allez rejoindre pour échanger sur leur culture et, inversement, pour leur présenter des aspects de la vôtre que vous aimeriez faire découvrir! Une très belle opportunité de pratiquer votre anglais ou votre espagnol avant de faire vos premiers pas dans le volontariat international.
  • Adapter son projet: Si vous souhaitez rejoindre un projet pendant lequel vous serez amené à animer des ateliers, la question de la maîtrise de la langue est un élément à vraiment prendre en considération. Est-ce que votre niveau vous permettra vraiment d’échanger avec les participants? Dans ce contexte, il est peut-être plus opportun de s’engager sur un projet pour lequel la maîtrise de l’anglais ou de l’espagnol est moins critique. Si vous rejoignez une association qui travaille à la protection des tortues marines, celle-ci ne considérera probablement pas votre manque de vocabulaire comme un obstacle insurmontable… du moment que vous arrivez à communiquer un minimum avec les coordinateurs du projet!
  • Adapter la durée de son projet: Si vous vous engagez sur un projet pour une durée d’un mois alors que votre niveau d’anglais ou d’espagnol est bon, sans être extraordinaire, vous allez sans doute ressentir une certaine frustration à la fin de votre projet. Ce n’est sans doute qu’au moment de le quitter que vous vous sentirez complètement à l’aise. Par contre, si vous avez la possibilité de rester 2 ou 3 mois sur le projet, vous aurez vraiment l’opportunité de profiter de vos compétences linguistiques fraîchement débloquées.
  • Partir dans un pays francophone:  Si vous êtes vraiment allergique à l’anglais ou à l’espagnol, pourquoi ne pas partir sur un projet organisé dans un pays francophone? Que ce soit au Togo, au Sénégal, au Bénin ou encore à Madagascar, de nombreux projets sont pilotés tout au long de l’année par nos associations partenaires actives dans ces pays.
  • Partir sur un projet court:  Les chantiers de volontariat sont une excellente opportunité de “débloquer” son anglais! Sur ces projets, vous allez vivre pendant une quinzaine de jours avec des volontaires en provenance des quatre coins du monde qui, souvent, partagent les mêmes doutes que vous quant à leur maîtrise de l’anglais. Les premiers jours seront peut-être un peu compliqués mais vous verrez que votre anglais se débloquera rapidement!

Bonus: Comme il est très facile de sous/surévaluer ses compétences linguistiques, pourquoi ne pas tester son niveau de langue en ligne pour réellement se faire une idée de son niveau? Plusieurs sites permettent de le faire gratuitement, comme le site de Wallangue

Si malgré ces recommandations vous avez encore malgré tout des appréhensions à l’idée de vous lancer, n’hésitez à nous appeler ou à venir à notre rencontre afin de tenter de relativiser cette appréhension. N’oubliez pas que lorsque l’envie de communiquer est là, la maîtrise de la langue n’est généralement pas un problème aussi important qu’il n’y parait!

 A très vite!

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