Retours d’un projet en Iran

Posted by: Nicolas Curri Category: Témoignages Tags: , , , 8 Post Date: 7 juin 2018

Retours d’un projet en Iran

Depuis maintenant plus de 2 ans, le SVI accompagne des volontaires sur un projet de préservation du patrimoine et de permaculture au cœur du désert de Khour, dans la province d’Ispahan, en Iran. Des volontaires nous parlent de leur expérience de volontariat dans ce village hors du temps, dans un pays dont la richesse culturelle ne demande qu’à être découverte.

Sérénité.  Si il y a un mot qui revient régulièrement dans le témoignage des volontaires de retour de ce projet, c’est bien celui-là. “C’est comme être sur une autre planète”, nous raconte Aude.  “La beauté du village et du désert sont juste à couper le souffle. Ressentir le soleil et le vent sur votre visage, écouter le chant des ouvriers tout en mélangeant la terre et l’eau a quelque chose de l’ordre de la méditation.  Cela vous connecte avec la nature et vous fait sentir complètement humain.”   Avec ces 200 habitants, ces maisons en terre traditionnelles, le bercement des appels à la prières et ces montagnes  à l’horizon qui lui apporte de l’eau en abondance, difficile effectivement de ne pas tomber sous le charme!

Ce fut le cas d’Omid il y a 4 ans.  Après des études dans la protection du patrimoine, ce citadin a décidé de quitter Ispahan pour s’installer à Iraaj et développer un projet qui combine à la fois la restauration de maisons traditionnelles, le développement de techniques de permaculture ou  encore la construction d’un jardin communautaire.  L’objectif est de redynamiser ce village qui, comme beaucoup d’autres de la région, a vu sa population vieillir et les jeunes le quitter pour des villes avec plus d’opportunités professionnelles.

Compte tenu de la diversité des activités sur le projet, les volontaires qui souhaitent s’y investir doivent faire preuve d’une grande capacité d’adaptation. “Pendant mon séjour à Iraaj j’ai appris des techniques de construction traditionnelles, à fabriquer des produits d’artisanat, à construire des portes et à travailler la céramique”, nous explique Charles. Clémence ne nous dit pas le contraire: “On m’avait briefé sur les aléas du projet et les tâches qui changent en fonction des projets du responsable sur place. J’étais plutôt agréablement surprise!”

En dehors du projet, séjourner dans un village isolé comme l’est Iraaj est également l’opportunité de découvrir un Iran très éloigné des clichés véhiculés dans les médias occidentaux et de plonger en profondeur dans toute la richesse de la culture perse. Même si la barrière de la langue peut parfois être déstabilisante. “Évidemment beaucoup de moments ou repas ou je ne comprenais rien puisque je ne parle pas le farsi mais cela ne me dérangeait pas tant que ça”, continue Clémence.  Aude recommande d’ailleurs de prendre avec soi un phrasebook en Perse ou un smartphone avec Goolgle Translate pour faciliter la communication.

Malgré cette difficulté à communiquer avec les villageois, tous nos volontaires reviennent de cette expérience avec des étoiles dans les yeux mais comme l’explique Charles “La meilleure manière de comprendre ce projet est de le vivre. Des photos et un témoignage ne pourront pas rendre justice à ce que l’on ressent.  Comment expliquer ce soleil qui vous caresse du matin au soir, le son de l’eau qui irrigue les fermes, les nuits étoilées et, avant tout, la tranquillité qui berce la région”

Vous aussi vous voulez rejoindre ce projet? Quelque petites informations pratiques:

  • Lieu: Iraaj se situe à environ 8h de Téhéran et 40 minutes de Khour, la ville la plus proche
  • Période: Le projet est accessible toute l’année, mais sachez que les mois de juillet et août sont les plus chauds.  Le désert de Khour est l’un des endroits où les températures les plus élevées ont été recensées sur la planète. A bon entendeur 🙂
  • Pour qui?  Pour toute personne qui n’a pas peur de se salir les mains, de vivre au rythme d’un village, qui recherche une certaine forme d’isolement et qui n’a pas peur des difficultés liées à la barrière de la langue.
  • Visa:  Un visa de 30 jours peut être obtenu à l’arrivée à Téhéran mais il est préférable de faire la demande au consulat au préalable, histoire d’accélérer les démarches à votre arrivée.
  • Organisation: Le projet d’Iraaj, coordonné par Omid, est un projet piloté par l’association Sarvsaan dont Nassim est la coordinatrice.  Elle habite à Ispahan mais se rend régulièrement dans le village pour faire le point avec les volontaires. Elle est le point de relais principal lors de la préparation de votre arrivée sur le projet.
  • Info: Si vous souhaitez plus d’infos, n’hésitez à contacter le SVI et à demander de parler à Nicolas, un de nos coordinateurs, qui a été l’un des premiers volontaires internationaux à se rendre sur ce projet fin 2016.

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